L’artothèque d’Angers présente une quinzaine de photographies, ayant pour thème « l’urbanité ».
On retrouve la thématique du mur décoré d’affiches publicitaires arrachées, ou de graffitis. Trottoirs, bouches d’égout et déchets sont photographiés en gros plan, offrant ainsi des compositions inattendues.
L’homme n’est pas extrait de leur travail. Il occupe une place le représentant comme faisant partie intégrante du décor. Dans tous les cas il y est suggéré.Il en vas de même pour la végétation quasiment présente dans toutes les images, parfois présentant des bâtiment au cœur d’une forêt. Les photographes jouent sur les prises de point de vues et le travail de la lumière.
Anne Favret et Patrick Manez travaillent ensemble depuis leur sortie de l’Ecole Nationale de la Photographie d’Arles il y a vingt ans. Dans différents pays du monde, ils photographient des villes, à égale distance d’une pratique documentaire et du reportage.
Le titre “Metroplex” reprend un terme qui désigne la mégalopole de Dallas.
Un an après l’acquisition d’une photographie de la série de Gênes, l’Artothèque présente une version de “Metroplex” qui croise des images réalisées à Gênes entre 2002 et 2005 avec des images prises aux coins des rues d’autres grandes villes, notamment aux Etats-Unis.
« Nous sommes placés aujourd’hui dans un faisceau de réalité multiple (hypermobilité, communication continue, virtuel) et notre relation directe à l’espace s’est beaucoup affaiblie. [...] Nous voulons proposer désormais une représentation de l’espace urbain qui combine ces nombreux niveaux de réalité. »
Nous étions présentes au vernissage, et avons pu avoir le point de vue, non pas des artistes, mais d’un groupe d’étudiantes. Elles ont souligner l’absence de cartels, qui aurait pu indiquer les lieux des prise de vue. Il s’agirait donc d’une réalité interchangeable d’un bout du monde à l’autre. Il était donc difficile de replacer la géographie des photographies dans cette scénographie quelque peu minimaliste.
« Nous ne légendons plus les images afin d’évacuer le rapport tautologique au modèle et concentrer l’attention sur la charge fictionnelle qui s’en dégage »
Cette exposition dure jusqu’au 28 février, à l’Artothèque de Angers. Ouvert du mardi au samedi de 14h à 18h et sur rendez-vous
Laure Bonheme
Mots-clefs : angers, Anne Favret, artohtèque, cartel, Dallas, exposition, master management culturel, metroplex, Patrick Manez, pays de Loire, Photographie, université catholique de l'ouest, urbain